"Les Nuits Blanches sont terminées — probablement inutile d'y aller maintenant" est l'idée fausse la plus courante à propos de Saint-Pétersbourg. La ville ne s'éteint pas après la saison ; elle change de mode : elle range les ponts levés à 4 heures du matin et sort les musées, les théâtres et les enfilades de palais vides. Voici un récit honnête de ce que l'automne emporte, de ce qu'il rend, et à qui il convient mieux que l'été.
Ce que l'automne emporte
- la lumière du jour : en novembre, il fait nuit à cinq heures, et la planification de "deux palais par jour" devient difficile — la partie "promenade" de la journée se réduit ;
- les fontaines de Peterhof : la saison est limitée — vers fin octobre, le parc entre en hibernation ;
- les garanties météorologiques : la pluie battante n'est pas un risque mais l'environnement de travail. Un imperméable est plus honnête qu'un parapluie ici ;
- les terrasses, les promenades en bateau et les pique-niques — si le temps le permet, ce ne sont que des restes.
Ce que l'automne rend
- la ville sans foule. Les files d'attente fondent avec la saison : ce qui demandait de la stratégie en été — l'Ermitage, Peterhof, Tsarskoïe Selo — devient un simple achat de billet ;
- un hébergement moins cher et moins fréquenté : après la saison de velours, les appartements et les hôtels deviennent plus disponibles et plus négociables — un véritable poste dans le budget du voyage ;
- la saison théâtrale bat son plein : le Mariinsky, le BDT et l'Alexandrinsky jouent un répertoire complet — l'été n'offre tout simplement pas ce choix ;
- la version la plus photogénique de la ville. Les érables jaunes face aux façades jaunes de l'Empire, les pavés mouillés, les lumières du début de soirée — Saint-Pétersbourg en automne bat son homologue estival en photographie plus souvent que ce que l'on suppose ;
- les ponts se lèvent toujours jusqu'à la fin de la saison de navigation — le spectacle nocturne n'est nulle part ailleurs, vous le regardez simplement en manteau maintenant.



